Vacans

Édition photographique. 32 pages, format 21 x 28 cm; impression laser sur papier serio perla 240g et papier Conqueror diamant 100g.

L'édition regroupe seize photographies. Le seul élément textuel est le titre Vacans, écrit avec la typographie Times, l'une des plus utilisée renvoyant à la quotidienneté des photographies. Le titre peut s'apparenter à «vacances» mal orthographié, tel un texto. Vacans signifie en latin, être disponible, libre, inoccupé, oisif, vide.

Fantasme

Édition photographique. 12 pages. Format 29,7 cm x 38 cm. Sur papier photo mat 220 g et papier centaure blanc 90g.

Du grec phantasma: apparition. Fantasma en italien signifie « fantôme ». FANTASME se situe entre désir scopique, onirisme, réflexion autour du flash photographique, et la recherche de nudité en photographie (entendons nudité par naturel, « instant véridique »). J'opère par vision-éclair dans la nuit. J'utilise la photographie et tout particulièrement le flash photographique comme outil de révélation. Le flash possède des caractéristiques antinomiques: à la fois lumière artificielle et lumière de nudité, déshabillant l'obscurité, mettant littéralement à nu... La photographie de la jeune fille nue -la position de trois quart et la bouche me font étrangement penser au tableau Jeune orpheline au cimetière d'Eugène Delacroix), elle est totalement nue, il n'y a pas ce faux raccord qu'évoque Emmanuel Hocquard dans Méditations photographiques sur l'idée simple de nudité: « Visage et nudité ne font pas bon ménage (...) Ce qu'il y a de plus obscène (par exemple dans certaines images photographiques), c'est le faux raccord entre le visage et le corps. Le corps est nu, mais le visage reste "habillé"». La jeune fille est nue non pas (ou pas seulement) parce qu'elle est dévêtue mais parce qu'elle est photographiée à son insu dans un moment de crainte. Les photographies sont des « shoots », des captures d'atmosphères; il n'y a pas de mise en scène. La perception est altérée par la pénombre, empreinte de flou, de doute. (Parfois l'apparition du flash fait sortir des contours hallucinés avant de nous y replonger: les rétines agressées par la lumière du flash font naître un picotement de couleurs comme une image trop pixelisée.) L'édition regroupe six images (sept avec l'image de la couverture) entrecoupées d'espaces blancs (espaces vides) dans la mise en page; chacune des photographies côtoie un espace vide. Les images peuvent apparaitre comme des extractions dans une invisibilité.